Les bienfaits de la vitamine B5

Vitamine hydrosoluble – à l’instar de toutes les vitamines B (et de la vitamine C) –, la vitamine B5 ou acide pantothénique présente de multiples vertus, puisqu’elle contribue autant à la production d’énergie qu’au bon fonctionnement du système nerveux. Au physique comme au mental, la vitamine B5 est donc indispensable. Etant soluble dans l’eau, cette vitamine ne peut pas être stockée dans l’organisme ; un apport journalier, même de faible dose (5mg), est dès lors recommandé. Quels sont les bienfaits de la vitamine B5 ?

Le groupe des vitamines B

La première vitamine, isolée par Casimir Funk en 1912, était la vitamine B. Les vitamines sont les seuls nutriments organiques qui ne soient pas énergétiques (au contraire des macronutriments que sont les protéines, les lipides et les glucides) ; ou, pour le dire autrement, les vitamines sont les seuls micronutriments qui soient des molécules organiques et non minérales (comme les sels minéraux et oligo-éléments).

13 vitamines ont été isolées : quatre vitamines liposolubles (les vitamines A, D, E, et K) et neuf vitamines hydrosolubles (les vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12 et C) ; l’excès des vitamines liposolubles est stocké dans les graisses, et celui des vitamines hydrosolubles éliminé dans les urines (à l’exception notable de la vitamine B12 stockée dans le foie, le pancréas, le cœur et le cerveau).

Sans rentrer dans le détail de chacune des vitamines, les vitamines B sont reconnues pour leur contribution au métabolisme énergétique et au fonctionnement du système nerveux. Pour ne donner que deux exemples, la vitamine B1 facilite le métabolisme des glucides et améliore la transmission de l’influx nerveux ; la vitamine B2 intervient dans les mécanismes d’oxydoréduction des mitochondries et le métabolisme des glucides, lipides et protéines provenant de l’alimentation.

Les bienfaits de la vitamine B5 sur le cerveau

Qu’en est-il de la vitamine B5 ? Régulièrement appelée « vitamine anti-stress » en raison de son rôle dans la synthèse des hormones stéroïdiennes comme le cortisol ou l’adrénaline, la vitamine B5 est d’abord et avant tout le précurseur et un constituant d’une molécule de toute première importance : le coenzyme A. Associé à un groupe acétyle[1] pour former l’acétyl-CoA, le coenzyme A est le substrat du cycle de Krebs[2] qui permet le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines. La vitamine B5 exerce donc indirectement un rôle majeur dans la production d’énergie des cellules du corps humain, sous la forme d’adénosine triphosphate – ATP.

Par l’intermédiaire du coenzyme A, la vitamine B5 est requise pour le bon fonctionnement des glandes surrénales et pour l’équilibre hormonal. Le coenzyme A contribue ainsi à la synthèse des hormones stéroïdiennes comme le cholestérol, le cortisol (régulateur de la glycémie et de l’insuline), l’adrénaline, mais aussi des hormones androgènes (DHEA et testostérone), des œstrogènes et de la progestérone. Toutes ces hormones ont leur siège dans les glandes surrénales, celles-là mêmes qui réagissent en cas de stress – d’où le qualificatif d’anti-stress appliqué à la vitamine B5.

Si toutes ces fonctions se produisent bien dans le cerveau, les bienfaits de la vitamine B5 pour le cerveau ne se limitent pas à la régulation des hormones sexuelles et à la production d’énergie. Moins connue est l’action de la vitamine B5 dans la transformation de la choline en acétylcholine, le neurotransmetteur impliqué dans la mémoire, l’apprentissage, et plus globalement dans la transmission de l’influx nerveux.

Que la vitamine B5 compte parmi les ingrédients possibles des produits cosmétiques spécialisés dans l’hydratation de la peau ou la réparation des cheveux (sous le terme D-Panthénol, un dérivé synthétique de la vitamine B5) ne doit pas surprendre : ses propriétés réparatrices, protectrices (dues à son rôle dans la synthèse des acides gras), anti-inflammatoires et hydratantes sont avérées.

Les aliments riches en vitamine B5

La vitamine pantothénique tire son nom du grec pántothen qui signifie « partout, de toutes parts », pour la raison qu’on en retrouve dans nombre d’organismes vivants – notre flore intestinale en fabrique aussi, sans cependant recouvrir nos besoins.

En dehors de la gelée royale réputée pour sa grande concentration, les aliments dans lesquels puiser de la vitamine B5 sont nombreux et variés ; la liste n’est pas exhaustive mais on notera les champignons, les abats de volaille, les rognons de porc, les graines de tournesol et les céréales complètes, le soja, l’avocat, les lentilles, le poisson, le jaune d’œuf, le lait ou la levure de bière. De toute façon, quiconque s’alimente normalement, en évitant de ne consommer que des produits transformés, est à l’abri d’une carence en vitamine B5.

Les dangers d’une carence en vitamine B5

Omniprésente dans l’alimentation, une carence en vitamine B5 reste exceptionnelle. Il est toutefois des cas où les risques sont augmentés : par exemple, l’alcoolisme chronique perturberait le métabolisme de cette vitamine. Certains cancers et le diabète nécessitent de surveiller l’apport en vitamine B5. Quoi qu’il en soit, des études expérimentales ont permis de déterminer les troubles consécutifs à une carence en vitamine B5. Outre un état d’asthénie général, les crampes et fourmillements dans les mains et les pieds sont les premiers symptômes, mais des troubles digestifs (nausée, vomissement, douleur abdominale, diarrhée, ulcère), cutanés (alopécie) et neurologiques (céphalée, dépression, insomnie) sont à craindre en situation de carence en vitamine B5.

La vitamine B5 sur le sommeil

Jusqu’ici, on a fait l’impasse sur un autre fonction de la vitamine B5 : par le biais du coenzyme A, elle est nécessaire à la production d’une autre hormone, la mélatonine. Synthétisée à partir de la sérotonine par l’épiphyse (ou glande pinéale), la mélatonine est sécrétée à la nuit tombée (ou en l’absence de lumière), avec un pic entre deux et cinq heures du matin. C’est grâce à elle, en partie, que l’horloge biologique et les rythmes circadiens fonctionnent. La mélatonine favorise évidemment le sommeil dont la qualité a une incidence sur la santé physique et aussi cérébrale : bien dormir renforce le système immunitaire (entre autres la réponse immunitaire des lymphocytes T) et protège des maladies neuro-dégénératives.

Voilà pourquoi Neuralia a mis au point un nutraceutique innovant, le NSP06, à base d’extrait de romarin (pour son effet régulateur sur le cerveau), de verveine officinale (pour favoriser l’endormissement) et de vitamine B5. Outre améliorer la qualité du sommeil, l’action synergique des molécules actives – les acides triterpéniques, polyphénols et flavonoïdes) – soutient l’effet neuroprotecteur de ce nutraceutique.


[1] https://fr-academic.com/dic.nsf/frwiki/735186

[2] https://www.cours-medecine.info/medecine/biochimie/cycle-de-krebs.html#presentation-generale

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