Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?


Dans une directive de 2006, Le Parlement européen a défini les compléments alimentaires comme « des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés. » Où l’on comprend trois choses : la première, c’est que les nutriments ne se confondent pas avec les aliments ; la deuxième, que notre alimentation ne suffirait pas à combler tous les besoins de notre corps ; la dernière, que les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments. Mais alors qu’est-ce qu’un complément alimentaire et quels rôles les compléments alimentaires jouent-ils dans la santé ?


Qu’est-ce qu’un nutriment ?


Stricto sensu, les aliments englobent tout ce que nous mangeons et buvons afin de produire l’énergie indispensable à la vie. Les nutriments sont les substances apportées par les aliments et décomposées lors de la digestion afin de fournir à l’organisme tout ce dont il a besoin pour sa construction et son fonctionnement. Le pain est un aliment ; les protéines, les glucides, les lipides, le fer ou le potassium qu’il contient sont des nutriments. Les nutriments sont classés en deux types : les macronutriments et les micronutriments.

Les macronutriments, dont font partie les protéines, les lipides et les glucides, sont les éléments majoritaires dans l’alimentation. Ils fournissent l’énergie à l’organisme sous forme de calories. Les micronutriments n’apportent aucune énergie mais n’en sont pas moins indispensables, même à faible dose, au bon fonctionnement de l’organisme – il s’agit des vitamines (A, B, C, D, E, K), des minéraux (calcium, phosphore, potassium, sodium, chlore, magnésium) et des oligo-éléments (zinc, cuivre, iode, fer, manganèse, etc.). On n’oubliera pas l’eau, nutriment principal, qui représente 60% de l’apport global.


Qu’est-ce qu’un nutriment essentiel ?


Est appelé essentiel un nutriment que le corps ne peut pas synthétiser lui-même et qu’il doit par conséquent et impérativement extraire des aliments consommés. Sont inclus certains acides gras (oméga-3 et oméga-6), des protéines (leucine, lysine, thréonine, tryptophane, etc.), les vitamines (A, B, C, D, K) et les sels minéraux (sodium, potassium, magnésium, calcium, fer, etc.).

Les nutriments non-essentiels sont ceux que le corps sait synthétiser et dont le non-apport par les aliments n’entraîne pas de carence. Toutefois leur bénéfice sur la santé, comme les polyphénols, n’est pas à négliger. Dans l’ensemble, du moins en France, l’alimentation pourvoit aux nutriments essentiels. Cependant l’équilibre n’est pas toujours bon et les excès – notamment en lipides ou en glucides – sont fréquents.


Sous nos latitudes, la carence en vitamine D, indispensable à l’assimilation du calcium, est générale entre novembre et mars à cause de la faible exposition au soleil ; celle en vitamine B12 touche les végétaliens qui se privent de nourriture animale (viande, œuf et poisson) ; les besoins en micronutriments des enfants en croissance ou des femmes enceintes ne sont pas les mêmes non plus. La liste des carences possibles et avérées dans la population est bien plus importante que les données brutes des aliments consommés le laissent penser.


Quel est l’impact d’une déficience en micronutriment ?


La déficience en tel ou tel micronutriment, qui correspond à une présence insuffisante dans l’organisme d’un élément indispensable à son fonctionnement, se révèle par des symptômes qui donnent une indication possible sur la carence : fatigue, mal de tête, difficulté à s’endormir, irritabilité, stress, pâleur, tension musculaire, palpitation, etc. La carence ne se déduit cependant pas, sans examen, des symptômes. Quoi qu’il en soit, les compléments alimentaires ont pour but de suppléer à ces carences.


Compléments alimentaires et allégation de santé


Que les compléments alimentaires ne soient pas des médicaments ne signifient ni qu’ils soient sans effets ni qu’ils ne jouent pas un rôle dans la prévention de certaines maladies. D’ailleurs, à y regarder de plus près, ce qui différencie médicaments et compléments alimentaires dépend en premier lieu du cadre réglementaire dans lequel ils s’inscrivent.


Les compléments alimentaires ne pouvant revendiquer un quelconque effet thérapeutique, les allégations de santé susceptibles d’être indiquées sur les produits sont strictement encadrées. N’a le droit de prétendre guérir que ce qui agit sur un corps malade et dont la maladie est identifiée. Un complément alimentaire ne guérit d’aucune maladie mais il peut diminuer le risque qu’elle ne survienne – et ce n’est pas rien.


Que la médecine occidentale soit thérapeutique et non prophylactique explique la relative défiance des autorités médicales entourant les compléments alimentaires. Il est naturellement plus facile de comprendre ce qui est cause de la maladie que ce qui est cause de la bonne santé – la maladie est décrite en des termes particuliers lorsque la santé est comprise comme un état général sur lequel il est difficile d’avoir prise.


Toute la difficulté consiste précisément à faire comprendre que la santé est un équilibre délicat et que l’alimentation y joue un rôle majeur. Il suffit de prendre l’exemple du stress oxydatif, favorisé par un manque d’apport en antioxydants et d’un excès de radicaux libres, dans le développement de nombreuses maladies – cancers, diabète, maladies auto-immunes – pour s’en convaincre. Les compléments alimentaires n’ont bien entendu pas pour tâche de se substituer à une alimentation saine et équilibrée, mais ils peuvent, dans des situations précises et pour des cas particuliers, améliorer le bon fonctionnement de l’organisme.


Qu’est-ce qu’un complément alimentaire pour protéger le cerveau ?


Il faut savoir que tous les compléments alimentaires ne se limitent pas à fournir un apport en micronutriments. Une nouvelle génération arrive, appelée nootropique, dont l’action touche aux fonctions cognitives en agissant par exemple sur les neurotransmetteurs. Souvent décriés pour leur promesse d’une « vie meilleure » ou d’une « amélioration des performances intellectuelles », les nootropiques peuvent malgré tout jouer un rôle dans la prévention du vieillissement du cerveau. Prévenir pour mieux vieillir, c’est ce que Neuralia s’applique à faire en développant sa gamme de nootropiques personnalisés.

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